L’île Maurice est une ancienne île volcanique, située à environ 1 000 km à l’est de Madagascar, dans l’océan Indien. Avec La Réunion et Rodrigues, l’île Maurice fait partie des Mascareignes.
Au Xe siècle, l’île Maurice était déjà mentionnée sur d’anciennes cartes marines arabes. Ils appelèrent l’île «Dina Harobi» (île abandonnée), mais ne s’y installèrent jamais.
Les premiers explorateurs européens furent les Portugais. En 1507, le navigateur portugais Diogo Fernandes Pereira nomma l’île «Ilha do Cisne» (île du Cygne, probablement en référence au Dodo), mais ils ne s’y établirent pas non plus. L’un des explorateurs portugais les plus célèbres fut Pedro Mascarenhas, dont l’archipel (La Réunion, Maurice et Rodrigues) porte encore aujourd’hui le nom.
Les premiers véritables colons furent les Hollandais. En septembre 1598, l’amiral hollandais Wybrandt van Warwyck débarqua dans une baie abritée au sud-est de l’île. Ils baptisèrent cet endroit «Port de Warwyck» (le nom actuel est Grand Port). Ils ont également donné à l’île le nom de «Prins Maurits van Nassaueiland», d’après le prince hollandais Maurice d’Orange (néerlandais: Maurits, latin: Mauritius). Dès lors, les Hollandais firent régulièrement escale à «Port de Warwyck», sur leur route vers l’Inde.
L’installation permanente des Hollandais ne débuta que 40 ans plus tard, en 1638. Durant leur période coloniale, ils laissèrent une profonde empreinte sur la flore et la faune naturelles de l’île. Ils commencèrent à abattre de vastes étendues des forêts d’origine, notamment des ébènes destinés à l’exportation vers l’Europe. De plus, ils ont jeté les bases de l’extinction des dodos et des tortues géantes, qui jusque-là n’avaient à craindre aucun prédateur naturel. En retour, ils introduisirent sur l’île la canne à sucre et des cerfs de Java. La canne à sucre, en particulier, fut cultivée dans de vastes plantations et devint rapidement l’un des secteurs économiques les plus importants. Cet impact a durablement modifié l’apparence de l’île, jusqu’à ce jour. Après plusieurs années difficiles et dans des circonstances difficiles (cyclones, sécheresses, etc.), les Hollandais abandonnèrent finalement leurs projets de colonisation et quittèrent l’île en 1710.
En 1715, le capitaine français Guillaume Dufresne d’Arsel déclara l’île colonie française et la nomma «Île de France». Sous le règne de Mahé de Labourdonnais (gouverneur de 1734 à 1746), l’agriculture et les infrastructures de l’île connurent un essor considérable. Il fonda Port-Louis en 1735 et fit construire de nombreux autres bâtiments, dont certains existent encore aujourd’hui. Avec des esclaves venus d’Afrique et de Madagascar, il agrandit et cultiva de grandes plantations de canne à sucre et ouvrit les deux premières raffineries de sucre en 1744.
En 1767, l’Île-de-France devint colonie de la Couronne française et Pierre Poivre en fut le premier gouverneur. Il a su s’appuyer sur l’ère fructueuse de Mahé de Labourdonnais et faire progresser davantage le développement de l’île. Il intensifia la culture des épices et agrandit le Jardin botanique de Pamplemousses (aujourd’hui Jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam), pour en faire l’un des plus beaux jardins botaniques du monde. Il a intensifié la culture des épices et a agrandi le jardin botanique de Pamplemousses (aujourd’hui jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam), qui devint l’un des plus beaux jardins botaniques du monde.
Pendant les guerres napoléoniennes (1792-1815), de nombreux corsaires français utilisèrent l’île Maurice comme base et coordonnèrent depuis celle-ci leurs attaques contre les navires marchands britanniques. Incapables d’arrêter ces attaques, les Britanniques envoyèrent une puissante flotte en Île-de-France en 1810 pour mettre fin à ces activités. C’est ainsi que se déroula la célèbre bataille navale de Grand-Port, les 18 et 19 août 1810.
Après un combat acharné, la flotte française remporta cette bataille. Ce fut la seule victoire française sur une flotte britannique dans l’histoire, et Napoléon fit graver ce moment victorieux sur l’Arc de Triomphe à Paris. Cependant, quelques mois plus tard, l’Empire britannique contre-attaqua. Ils débarquèrent avec 60 navires au nord de l’île, à Cap Malheureux, et attaqua Port Louis via le continent. Les Français n’étaient pas préparés à cette attaque et ont finalement dû se rendre.
Avec le traité de Paris de 1814, l’île Maurice devint membre de l’Empire britannique et le nom français d’Île-de-France redevient Maurice. De plus, le nouveau gouvernement britannique s’était engagé à respecter les coutumes, les lois et les acquis de l’administration française précédente. En 1835, l’esclavage fut officiellement aboli. Dans les années suivantes, le gouvernement britannique introduisit les timbres-poste, accorda le droit de vote aux Mauriciens sachant lire et écrire, puis le suffrage universel pour les femmes. En fin de compte, tous les efforts contribuèrent à préparer l’indépendance de l’île vis-à-vis de l’Empire britannique.
Le 12 mars 1968, l’île Maurice déclara officiellement son indépendance vis-à-vis de l’Empire britannique.
Le couleur rouge représente la lutte pour l’indépendance et la liberté.
Le couleur bleu représente l’océan Indien qui entoure l’île Maurice.
Le couleur jaune représente la lumière de la liberté, qui brille sur l’île.
Le couleur vert représente l’agriculture de l’île Maurice et leur apparition toute l’année.
